Notre Pratique du Judo
JAP - Club pour adultes et adolescents, accessible à tous les niveaux, débutants à hauts gradés. TARIFS & INSCRIPTIONSObjectif « shodan » – nos pre-requis pour la ceinture marron
Celui qui s’engage avec sincérité sur la voie du judo s’aventure sur un chemin dont l’horizon s’éloigne à mesure qu’il avance. Le voyage comporte néanmoins des étapes importante dont celle de la ceinture noire, le 1er dan, « Shodan » en japonais. Loin d’être une fin, le 1er dan marque un commencement. Pour prendre une analogie facile, lorsqu’on apprend un instrument de musique, on étudie le solfège, on fait des gammes, tout un tas d’exercices, on intègre une sorte de « grammaire » qui va nous permettre de dialoguer avec l’instrument et entre instruments complémentaires. Une fois ces bases acquises on va travailler des morceaux choisis, au début laborieusement, puis de plus en plus aisément jusqu’à produire une mélodie agréable à entendre. Il en va de même en judo. Avant de pouvoir dialoguer harmonieusement avec un partenaire en randori, il faut intégrer une foultitude d’habiletés. Les chutes et les techniques de projection par exemple, mais aussi des positionnements, des déplacements, également les immobilisations, luxations et étranglements au sol et j’en passe. Cela nécessite beaucoup de travail. Pour rythmer la progression, Maitre Kawaishi, introducteur du judo en France, à eu l’idée des ceintures de couleur, qui s’échelonnent de jaune à marron. Le professeur est en droit de décerner jusqu’à la ceinture marron, le 1er dan étant une prérogative de la Fédération Française de Judo. Si ces ceintures sont utiles pour motiver de jeunes enfants, elles ne me semblent pas pertinentes vis-à-vis d’adultes. Aussi, dans notre dojo, nous vous proposons de vous lancer directement à l’assaut de la ceinture marron, antichambre du 1er dan ! Comme expliqué plus haut la ceinture marron n’a rien d’officiel. Chaque professeur est donc libre de fixer la barre où il le souhaite. Chez JAP, les exigences sont élevées. J’ai l’habitude de dire que trois paramètres influent sur l’obtention d’un grade :
- L’assiduité
- Le comportement
- La technique
Côté assiduité, nombreux sont ceux qui doivent jongler avec leurs contraintes familiales et professionnelles. Il faut néanmoins rappeler qu’à moins de deux séances par semaine, les automatismes se mettent difficilement en place. En ce qui concerne le comportement, il faut et il suffit d’être « un bon Uke ». Reste la technique. Chez JAP, les exigences pour la ceinture marron sont les suivantes :
- Maitriser toutes les formes de chute (avant arrière, sur le coté, boulingu, etc …)
- Savoir se déplacer, seul et à deux.
- Connaitre quelques techniques du Gokyo.
- Connaitre les bases du travail au sol.
- Connaitre quelques liaisons debout-sol.
- Etre capable d’effectuer correctement les « geiko » (exercices de base)
- Savoir contrôler une attaque c’est-à-dire savoir bloquer, couper, briser, esquiver
Précisions sur les techniques debout, Tachi-waza
Lors de l’examen du 1er dan, il pourra être demandé beaucoup de techniques (cf liste des techniques de l’UV2 https://www.comitenordjudo.fr/medias/files/changements-reglementation-2024-2025-csdge.pdf ) Bien entendu il ne s’agit pas d’être en mesure de placer efficacement toutes ces techniques en randori (personne ne le peut) mais le jury demande d’être capable de les démontrer sur un partenaire consentant. Au niveau ceinture marron, chez JAP, il faut être capable de démontrer correctement :
- Ko-uchi-gari, o-uchi-gari, de-ashi-barai, okuri-ashi-barai, hiza-guruma, ko-soto-gari (ou tani-otoshi). Ce sont des techniques de base et de « liaisons » obligatoires à démontrer en statique/dynamique, et en uchi-komi / nage komi
- 4 autres techniques ( minimum une à gauche si on est droitier) dont un ou deux spéciaux « tokui waza » c’est-à-dire des projections auxquelles on a systématiquement recours en randori et qui fonctionnent.
Le tout permettant d’attaquer sur l’arrière, l’avant et le côté . A démontrer en déplacement
- 2 enchainements maitrisés et 2 contres.
- Savoir faire uchi komi, nage komi (statique et déplacement) Kakari geiko et Yaku Tsuku geiko. Ces geikos ne seront évalués que lorsque tous les points précédents auront été validés.
Toutes les techniques sont visionnables sur la chaine du Kodokan https://www.youtube.com/playlist?list=PLtz539PTepc16H2iu5F3Q3D7_He1EYlIQ Vous pouvez également télécharger la magnifique application réalisée par Hiroshi Katanishi, judo Gokyo.
Précisions sur le travail au sol, Ne waza
- Mobilité : (exercice type langouste etc..)
- 6 immobilisations : hon-gesa-gatame, yoko-shio-gatame, tate-shio-gatame, kami-shio-gatame, ushiro-gesa-gatame, la croix puis enchainement des 6 (tour du monde)
- Sorties d’immobilisation.
- T entre les jambes de U : 3 passages de jambe : petit passage et grand passage, passage sur le coté suivi d’une immobilisation ;
- U entre les jambes de T : 2 retournements (par exemple, bonjour et ciseau) et 1 kansetsu-waza
- 1 Dégagement de jambe.
- Suite à une attaque en seoi-nage => Uke en position quadrupédique basse : (T sur le coté derrière et devant ) : chichinette, kentuki, décapsuleur, sankaku, shime-waza
A chaque fois il est demandé un niveau correct minimal.
Examen pour la ceinture marron
Chacun progresse différemment, selon ses aptitudes mais également (surtout) selon le temps qu’il consacre à son apprentissage. Aussi les passages de grade ne sont-ils pas imposés. A tout moment, dès qu’il se sent prêt, mais également s’il souhaite simplement avoir un feed back sur sa pratique, l’élève peut demander à être évalué sur un UV. Si la démonstration est correcte, l’U.V est validé. Dans le cas contraire l’évaluation débouchera sur un échange et des conseils afin d’affiner l’habileté technique considérée. Une fois tous les U.V obtenus il reste à produire un écrit sur les thématiques suivantes :
- Les raisons et objectifs pour lesquels j’ai débuté le judo ont-ils été atteints ?
- Ai-je découvert des effets de la pratique que je n’avais pas imaginés ? lesquels ?
- Quels sont mes objectifs futurs ? Que faire pour les atteindre ?
Concrètement, sur la base d’une pratique assidue et régulière (2 fois par semaine) la ceinture marron est envisageable à un horizon de 2/3 ans.
Objectif Shodan !
L’objectif ou plutôt l’étape en ligne de mire est bien entendu la ceinture noire. Une fois la ceinture marron acquise, il reste donc à apprendre une douzaine de technique debout quelques étranglement (Shime-waza) et luxations (Kansetsu-waza) au sol ainsi que les trois premières séries du nage-no-kata pour pouvoir se présenter à l’examen du 1er dan. Cela est possible en une année d’étude. Gambate kudasai ! (donne le meilleur de toi-même !) Frédéric Dambach (6eme dan, professeur du JAP)
Les règles à observer pour les randoris
Petit récapitulatif des règles à observer quand vous faites randori avec vos petits camarade 
Le randori occupe une place centrale dans la méthode développée par Jigoro Kano. Malheureusement, aujourd’hui, dans de nombreux dojos, le randori est considéré comme un mini- shiaï, en un peu moins intense. C’est là une double erreur. Tout d’abord parce que l’objectif du randori, à la différence d’un combat en compétition, n’est pas de gagner mais de tenter d’appliquer, en situation d’opposition, les techniques étudiées avec un partenaire consentant. D’autre part, transformer le randori en shäi, bloquer, refuser le combat, éviter la chute à tout prix, empêche de progresser et conduit droit à la blessure, ce qui est, bien entendu, fort éloigné de notre objectif. Le randori est un exercice où chacun doit pouvoir s’exprimer sans risque afin de progresser tout en prenant du plaisir. A cette fin, il est recommandé de suivre les règles suivantes :
- Privilégier la stature droite, saisir à deux mains et maintenir une position migi ou hidari shizentaï. Eviter les positions Jigotai (sauf pour défendre ponctuellement) ainsi que la position jigotai avec les jambes très écartées ou jigotai avec le dos courbé (position de lutteur) car ces positions, fortes en défense, ne permettent pas d’attaquer efficacement. Il est néanmoins possible de courber le dos ou de lâcher ponctuellement le judogi lors d’une phase d’attaque ou de défense.
- Eviter les positions exagérément « engagées », avec la jambe droite ou gauche exagérément avancée, le dos à moitié tourné. (cette position est généralement associée avec le fait de « casser » le partenaire)
- Eviter l’appui excessif (déséquilibre avant) sur le partenaire, particulièrement s’il est combiné avec des bras tendus et rigides. Les arm-lock debout sur bras tendus et rigides sont autorisés. (C’est bien fait, na !
) - Ne pas « casser » ou « broyer » le partenaire » pour l’annihiler. Si vous subissez cela malgré tout (dans un autre club par exemple
), essayez de ne pas opposer la force à la force mais utilisez d’autres moyens pour déstabiliser l’opposant : décalages, variations timing/distance, attitude « chewing-gum » etc… · - Ne pas « faire lâcher» la garde de façon préventive pour empêcher l’attaque mais seulement dans le cas où c’est une préparation nécessaire pour attaquer.
- Suivre au sol chaque fois que cela est possible. Pour que cela soit compatible avec la sécurité de tous et toutes, les judokas qui ne participent pas au randori doivent être vigilants et se positionner en « protection » des couples au sol.
- Les saisies aux jambes sont autorisées, que ce soit pour attaquer ou défendre. Lors d’une attaque, la technique doit immédiatement suivre la saisie aux jambes.
Enfin le mot d’ordre : ATTAQUER, attaquer, toujours attaquer. Acquérir un « spécial », un mouvement vraiment efficace, nécessite de le travailler et de le réussir des milliers de fois en situation d’opposition. Savoir contrer est utile, parfois nécessaire, mais pour qu’il y ait « contre » il faut tout d’abord une attaque…
Règles de rapport de puissance, de poids, ou de niveau technique
S’il existe un déséquilibre de puissance, de poids ou de niveau, il faut quand même que chacun puisse pratiquer et y trouve son compte, et cela sans frustration ni risque. D’autre part, il faut toujours garder présent à l’esprit que l’objectif du judoka est d’utiliser au mieux son énergie. En conséquence, si l’un des deux est largement plus fort physiquement, il doit tenter de limiter le recours à la force pour travailler son habileté technique, que se soit pour attaquer ou défendre.
Si l’un des deux est d’un niveau largement plus élevé que l’autre (ceinture noire contre ceinture blanche par exemple ) le grade le plus élevé doit minimiser le plus possible le recours à la force lorsqu’il attaque et privilégier le placement, le timing, le « beau geste », cela également lorsqu’il défend. D’autre part il doit également ouvrir sa garde et autoriser à l’autre une saisie favorable (pas de bagarre de kumikata) afin que le moins expérimenté puisse tenter des projections qu’il acceptera ou refusera à son gré, mais toujours en privilégiant la moindre utilisation d’énergie. Il peut aussi se mettre volontairement en situation défavorable pour offrir une opportunité d’attaque à son partenaire. Ainsi Il progressera dans l’efficacité de sa défense et son partenaire dans ses attaques.
S’il y a une grosse différence de poids il faut éviter au maximum les maki komi. ( De toutes manière il faut toujours essayer de garder son équilibre et de rester debout l’orque l’on projette. un makikomî ne doit pas masquer un manque de contrôle dans la projection.)
Règle impérative pour UKE : lorsqu’il se sent emporté, il doit accepter et accompagner la chute. C’est notamment le cas lors des makikomi du type Haraï-makikomi, car un refus de chute est très souvent sanctionné d’une entorse acromio-claviculaire. Un bon Ippon vaut toujours mieux qu’une mauvaise blessure. Ganbarimasho !
Le règlement intérieur du club
Sur le tatami ou en dehors, les adhérents s’engagent à se conformer aux statuts et au règlement intérieur du club.
Judo Alliance Paris
177 rue du Château des Rentiers
75013 Paris
RCS PARIS 880 950 845
Association loi du 1er juillet 1901
Infos pratiques
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